Arrivée à Rome vers 08h00
Entrée dans la cité-état du Vatican : La cité du Vatican est limitée à l'enceinte qui surplombe le viale Vaticano et, à l'Est, par la colonnade de la Place Saint-Pierre. Elle constitue la plus grande partie de l'État du Vatican, défini en 1929 par les Accords du Latran. Réduit à 44 ha et à moins d'un millier d'habitants, l'État du Vatican, le plus petit du monde, est issu des États de l'Église nés au VIIIe siècle. L'État du Vatican, dont le pape est le chef, a son propre drapeau, son hymne, émet ses propres timbres, frappe sa monnaie qui a libre cours en Italie ; seul subsiste le corps des Gardes Suisses, habillés d'un pittoresque uniforme.
La Via della Conciliazione : L'ouverture de cette avenue fut décidée en 1936 et réalisée en 1950 à l'occasion de l'année sainte. L'entrée est marquée par deux édifices monumentaux portant à droite le blason de Pie XII, à gauche celui de la ville de Rome. Bordée de deux rangées de réverbères en formes d'obélisques, cette grande artère rectiligne conduit à la basilique Saint-Pierre.
La Place Saint-Pierre : Destinée à isoler la basilique Saint-Pierre sans toutefois dresser une barrière devant elle, la place Saint-Pierre est en quelque sorte le vestibule. Le mouvement des deux arcs de cercle encadrant la place devient ici le geste d'accueil adressé aux chrétiens du monde. Commencée en 1656 par Le Bernin sous le pontificat d'Alexandre VII, la place fut achevée en 1667. Dans sa plus grande largeur, la place mesure 196 m. Les deux bras de la colonnade, composés chacun de quatre rangées de colonnes, surmontées de statues de saints et des blasons d'Alexandre VII, forment un ensemble remarquable de sobriété et de solennité.
L'obélisque : Ce monolithe de granit fut taillé au Ier siècle avant J.-C. à Héliopolis. Apporté à Rome en 37 sur l'ordre de Caligula, il fut dressé par Sixte Quint sur la place Saint-Pierre grâce à l'action de 800 hommes et 75 chevaux. Au sommet de l'obélisque est conservée une relique de la sainte Croix.
Visite de la Basilique Saint-Pierre : Élevée sur les lieux du martyr de l'apôtre Pierre (crucifié la tête en bas sous Néron vers l'an 64), la basilique Saint-Pierre est le plus vaste des sanctuaires chrétiens. Constantin fit ériger un premier sanctuaire en 324. Au XVe siècle, la réfection de l'édifice s'imposa. Le plan en croix grecque de Bramante et Michel-Ange se transforma en croix latine en 1606 à l'initiative de Paul V qui chargea Carlo Maderno d'ajouter deux travées et une façade. Le Bernin y ajouta une somptueuse décoration baroque à partir de 1629.
Chefs-d'œuvre de la basilique : On y trouve la magnifique Pieta de Michel-Ange, sculptée en 1499-1500 alors qu'il n'avait pas 25 ans (la seule œuvre signée de sa main), ainsi que la gigantesque coupole de Rome, élevée par Michel-Ange et achevée en 1593.
La Chapelle Sixtine : Selon la file d'attente, visite de la Chapelle Sixtine pour admirer la voûte peinte par Michel-Ange de 1508 à 1512 illustrant la Bible, de la Création du Monde au Déluge, ainsi que Le Jugement dernier peint au-dessus de l'autel.
Un pont sur le Tibre semé d'anges du Bernin relie le robuste mausolée d'Hadrien — rebaptisé château Saint Ange par la papauté — au quartier du Parione. De l'un à l'autre, vous découvrirez la dépendance profonde et réciproque entre le Vatican et Rome. Le Parione fut dès les premiers temps du christianisme traversé par les pèlerins et les cortèges papaux. En parcourant ses ruelles qui s'enchevêtrent en un pittoresque lacis, de l'aristocratique via Giulia à la populaire via Coronari, vous serez transporté au cœur de la Renaissance, au temps de la splendeur des papes.
Le mausolée d'Hadrien : Ce bâtiment à l'aspect de forteresse fut à l'origine conçu comme une sépulture pour l'empereur Hadrien et sa famille. Commencé en 135 sur l'ordre de l'empereur, il fut achevé quatre ans plus tard par son fils adoptif et successeur sur le trône impérial, Antonin le Pieux. Sa base carrée de 84 m de côté était surmontée d'une partie cylindrique d'une vingtaine de mètres de hauteur, se terminant par un tumulus. Au sommet s'élançaient la statue de l'empereur et un quadrige de bronze. Le mausolée renferma les urnes cinéraires des empereurs depuis Hadrien jusqu'à Septime Sévère (211 ap. JC). En 270, Aurélien, entourant la ville d'une enceinte, l'incorpora dans les murailles et en fit une forteresse.
La forteresse : Durant les luttes qui, au Moyen Âge, opposèrent la papauté aux nobles familles romaines, l'édifice devint un véritable château fortifié. Nicolas V (1447-1455) fit construire, au-dessus de la partie antique, un étage en brique et ajouter des donjons aux angles de l'enceinte. Alexandre VI (1492-1503) y fit construire les bastions octogonaux. Une longue muraille, le "Passetto", construite sous Léon IV (847-855), relie le château aux palais du Vatican. Un passage aménagé en son sommet par Alexandre VI permettait aux papes de se rendre de leur résidence à la forteresse en cas de siège. En 1527, fuyant les troupes de Charles Quint, Clément VII s'y réfugia, et s'y fit aménager des appartements embellis plus tard par Paul III.
Benvenuto Cellini, sculpteur, orfèvre et auteur d'un livre racontant sa vie, affirme avoir aussi connu les geôles du château, tout comme Cagliostro ou Giordano Bruno. Caserne et prison militaire après l'unification de l'Italie, entouré d'un jardin public, le château ne connaît plus aujourd'hui que les assauts des touristes.
La terrasse : En 590, le pape Grégoire le Grand conduisait une procession pour que cessât une peste qui décimait la ville. Soudain, au sommet du mausolée, apparut un ange qui remettait son épée au fourreau. Ce geste fut interprété comme le signal de la fin de l'épidémie et, en reconnaissance, le pape éleva une chapelle sur le mausolée. La terrasse est dominée par la statue de l'ange en bronze (refaite au XVIIIe siècle) et offre un panorama sur Rome parmi les plus fameux que l'on puisse avoir.
Promenade de la Piazza Navona jusqu'à la Piazza di Spagna en passant par le Panthéon, le Quirinal et la Fontaine de Trevi.
Piazza Navona : La plus belle place baroque de Rome occupe l'emplacement du stade de Domitien. Au centre se dresse la Fontaine des Quatre Fleuves, chef-d'œuvre baroque du Bernin achevé en 1651 (représentant le Danube, le Gange, le Rio de la Plata et le Nil). C'est également sur cette place que se trouve la statue parlante de « Pasquino », célèbre porte-parole des satires populaires romaines.
Le Panthéon : Édifié dans sa forme actuelle par Hadrien en 125, le temple de tous les dieux devint une église au Moyen Âge. Il impressionne par son portique de 16 colonnes monolithiques et sa coupole monumentale de 43,3 m de diamètre, percée en son centre par l'oculus, unique source de lumière. Il abrite notamment les tombes des rois d'Italie et de Raphaël.
La Fontaine de Trevi : Achevée en 1762, l'œuvre de Nicola Salvi met en scène Neptune sur son char tiré par deux chevaux marins guidés par des tritons. La tradition veut que tout visiteur jette dans la vasque deux pièces de monnaie en lui tournant le dos : l'une pour s'assurer un retour à Rome, l'autre pour réaliser un vœu.
Le Quirinal : Plus haute colline de Rome (61 m), choisie par Grégoire XIII au XVIe siècle pour y installer sa résidence d'été. Résidence des rois à partir de 1870, puis du président de la République en 1946.
Piazza di Spagna et Trinità dei Monti : L'une des places les plus célèbres du monde, flanquée de l'impressionnant escalier de travertin menant à l'église de la Trinité-des-Monts. Au pied de l'escalier se trouve la célèbre fontaine de la Barcaccia, sculptée en forme de barque échouée par Pietro Bernini.
Fin de journée : Départ en autocar et installation puis dîner à l'hôtel à Fiuggi.