Pise, le Campo dei Miracoli et les carrières de marbre de Carrare
Petit-déjeuner à l'hôtel puis départ en autocar pour la ville de Pise... Pise est une ville italienne d'environ 87 000 habitants, chef-lieu de la province de même nom en Toscane. Elle est célèbre dans le monde principalement pour sa tour penchée. Elle est traversée par le fleuve Arno.
Le complexe monumental érigé sur le vaste pré de la Piazza del Duomo, dite Campo dei Miracoli ("champs des Miracles"), est l'oeuvre la pus importante du roman pisan. Sur cette place prestigieuse se trouvent réunis, dans un rapport d'exceptionnelle harmonie, quatre édifices composant un ensemble monumental qui compte parmi les plus célèbres du monde.
Bordée sur deux côtés par une minces enceinte de briques rouges crénelée du milieu de XIIè siècle, elle se présente comme un vaste champs clos sur lequel se dressent, éclatantes, les masses en marbre blanc du baptistère, du dôme et de son fameux campanile ou "Tour penchée" ; en toile de fond, le Camposanto (cimetière) déploie sa longue série d'arcades aveugles, elles aussi en marbre blanc. La vue la plus belle sur l'enfilade des monuments se découvre de la porta Santa Maria. C'est aussi de cet endroit que l'inclinaison de la tour est le plus spectaculaire.
La tour penchée de Pise (torre pendente di Pisa) est un des symboles du centre de l'Italie. La tour, emblème de la ville toscane de Pise, est un campanile - ou beffroi - de style roman destiné à recevoir les cloches de la cathédrale dont la construction débuta en 1064.
Située sur la Place des miracles (Piazza dei Miracoli) au centre de Pise, elle est haute de 54,5 mètres, d'un diamètre externe de 15,5 mètres à la base, et lourde de 14 453 tonnes. Sa situation géographique est de 43° 43' 23" N en latitude, 10° 23' 47" E en longitude et à environ 2 mètres au-dessus du niveau de la mer. Cette tour creuse, de diamètre interne de 7,4 mètres, est composée de deux cylindres de pierre concentriques entre lesquels court un escalier en colimaçon de 293 marches. Entre chacun des 8 étages, des colonnes de marbre blanc de Carrare servent de support, et de nombreuses sculptures sont visibles. La porte est décorée de sculptures d'animaux et autres grotesques de style roman. La tour est actuellement inclinée d'un angle de 5,5° vers le sud, ce qui fait que le dernier étage (n°8, celui des cloches) dépasse l'aplomb des fondations de 4,5 mètres.
Campanile et beffroi de 58 m de haut, cette tour penchée est le symbole de Pise. Sa célèbre inclinaison (environ 5 m par rapport à un axe central vertical) lui a valu de compter parmi les monuments les plus visités du monde. Cette anomalie, dont on est aujourd'hui certain qu'elle ne fut pas voulue par l'architecte, est de fait due à la nature alluviale du terrain, insuffisamment résistant pour supporter le poids d'un tel édifice.
C'est Bonanno Pisano qui entreprit sa construction en 1173. Les travaux en étaient au premier étage lorsque se produisit un affaissement du sol ; passant outre, l'architecte éleva encore deux étages, mais un nouveau tassement du terrain ayant été constaté, la construction fut arrêtée. C'est seulement un siècle plus tard qu'un deuxième maître d'oeuvre, Giovanni di Simone, reprit les travaux, essayant de corriger l'inclinaison de la tour et donnant un moindre poids au côté qui s'enfonçait. À partir de 1272, les quatre étages supérieurs furent donc posés en diagonale pour compenser l'inclinaison. Il mourut à la bataille de la Meloria, sans avoir achevé son oeuvre. Le couronnement du campanile fut ajouté en 1350 et ce n'est qu'en 1372 que le dernier étage des cloches, de diamètre moins important, fut achevé. En 1838, un bassin fut décaissé à la base de la tour pour mettre à jour la base des colonnes qui s'étaient enfoncées sous terre.
Des mesures de l'écartement du sommet avec la verticale montrent l'inclinaison progressive :
La visite se fait par groupes d'une trentaine de personnes. Elle dure 30 minutes, sans pause, et les guides rappellent qu'une forme physique suffisante est nécessaire pour gravir presque 300 marches dont l'inclinaison varie et que les personnes sujettes au vertige devraient s'abstenir. L'accès au dernier étage est assez étroit et peut être problématique pour les personnes de forte corpulence. L'accès est interdit aux moins de 8 ans ; les enfants entre 8 et 12 ans doivent être tenus par la main durant toute la visite et les mineurs de moins de 18 ans doivent être accompagnés d'un adulte responsable.
Ses maîtres d'oeuvre furent successivement Buscheto qui commença la construction en 1063, et Rainaldo qui l'acheva vers le milieu du XIIè siècle, agrandissant le transept et allongeant la nef vers la façade dont il est également l'auteur. C'est avec le fabuleux butin rapporté à la suite d'importantes victoires sur les Sarrasins en Sicile que furent réunis les fonds nécessaires à la construction de ce somptueux édifice.
Très vaste, en forme de croix latine, la cathédrale de Pise produit une impression de formidable équilibre avec sa longue nef, son puissant transept et son abside en forte saillie. Contrastant avec cette solennité, un effet de grâce et de légèreté est créé par les galeries étagées de la façade, le motif des arcades aveugles et des fenêtres encadrées de pilastres courant sur trois registres autour de l'édifice, et l'appareillage à assises alternées de marbre clair et sombre : éléments qui constituent les grandes caractéristiques du style roman pisan.
Dans la façade, décorée de fins motifs géométriques en marqueterie et mosaïque de marbres et de terres émaillées polychromes, est encastré (1ère arcade à gauche) le tombeau de Buscheto. Des portes de bronze, fondues en 1602 d'après des projets de Jean Bologne, ont remplacé celles d'origine détruites par un incendie à la fin du XVIè siècle ; elles représentent la vie de la Vierge au centre, la vie du Christ sur les côtés.
Mais la porte la plus célèbre est celle dite de Saint Rainier (San Ranieri), qui s'ouvre dans le transept droit, face à la tour penchée ; ses admirables vantaux romans, en bronze, ont été réalisés vers la fin du XIIè siècle, par Bonnano Pisano. Avec une rigoureuse économie de personnages, mais en faisant montre d'une prodigieuse liberté d'invention, l'artiste a retracé, dans une manière très stylisée et gracieusement naïve, la vie du Christ en vingt petites scènes ; des panneaux traités sous forme de frises, en haut et en bas de chaque vantail, et un encadrement de torsades et de petites rosaces créent un bel effet décoratif.
L'intérieur de l'édifice présente moins d'unité que l'extérieur. Très imposant, avec ses 100 m de longueur, ses cinq nefs, son abside profonde, son transept à triple travée et sa coupole légèrement ovale, il présente, par le jeu de ses 68 colonnes (toutes monolithiques), une étonnante multiplicité de perspectives.
Les assises en pierres blanches et noires de la nef et la forêt de colonnes qui créent une sorte d'"effet mosquée" (la participation de décorateurs arabes est documentée) démultiplient l'espace. Parmi les chefs-d'oeuvre du Duomo figurent la chaire de Giovanni Pisano où le sculpteur s'immortalisa par un autoportrait aux pieds de saint Jean, le tombeau de l'empereur germanique Henri VII, oeuvre de Tino di Camaino, et les toiles d'Andrea del Sarto. Dans l'abside resplendit une grande mosaïque du XIIIè siècle, Le Rédempteur entre la Vierge et saint Jean l'Évangéliste, ce dernier étant l'oeuvre de Cimabue.
En face de la chaire pend la Lampe dite de Galilée. C'est ici que le physicien et astronome pisan jeta les bases de la loi de l'isochronisme des petites oscillations, en constatant que les oscillations de cette lampe, que lui imprimait le sacristain en l'allumant, duraient un temps égal tout en diminuant d'amplitude.
Départ en autocar direction la ville de Carrara...
Visite guidée au cœur des célèbres bassins marbriers des Alpes apuanes[cite: 2]. Exploitées depuis l'époque romaine antique, ces carrières à ciel ouvert et en galeries souterraines ont fourni le marbre blanc d'une pureté exceptionnelle utilisé pour bâtir les chefs-d'œuvre de la Renaissance, notamment par Michel-Ange qui venait choisir lui-même ses blocs sur place[cite: 2].
Découverte des méthodes d'extraction contemporaines au fil diamanté, des imposants gradins de coupe et de l'histoire des carriers qui ont façonné ce paysage blanc spectaculaire[cite: 2].
Fin de journée : Retour à l'hôtel...