Arrivée vers 8h00 à Florence, la ville des Médicis
C'est le cœur palpitant de la cité. Toute l'histoire de Florence se résume en cette place. Elle fut un lieu de réunion pour le peuple, le centre de révolutions, le cadre des supplices, le décor de fêtes somptueuses.
Les nombreuses statues qui peuplent les abords du Palazzo Vecchio et la Loggia en font un véritable musée de sculptures en plein air.
La construction du palais débuta en 1299 sous la direction de l'architecte Arnolfo di Cambio. La tour de guet porte d'ailleurs le nom de son concepteur Torre d'Arnolfo (94m de hauteur). En 1470, Michelozzo conféra à la cour intérieure son aspect Renaissance.
Au XVIè siècle, Cosme Ier en fit, en même temps que sa résidence, une demeure mieux adaptée aux fastes de la vie de cour grand-ducale. La direction des travaux fut confiée à Giorgio Vasari qui y fit œuvre d'architecte, de peintre et de décorateur, sublimant le gigantesque Salone dei Cinquecento, les superbes plafonds à caissons, et l'impressionnante salle des cartes géographiques avec son immense mappemonde.
La cathédrale Santa Maria del Fiore, avec ses 153 m de long et ses 38 m de large, est l'un des plus vastes édifices religieux de la chrétienté. Son élévation au XIIIe siècle devait permettre de remplacer l'antique basilique Santa Reparata.
Le chantier fut initialement confié au grand architecte Arnolfo di Cambio en 1296. Giotto di Bondone lui succéda et se consacra essentiellement à la construction du sublime campanile qui orne le parvis.
L'intérieur de Santa Maria del Fiore est d'une nudité impressionnante, contrastant avec la somptuosité de l'extérieur. On y découvre des œuvres d'art subtiles comme l'horloge monumentale et la célèbre fresque murale représentant Dante et sa Divine Comédie, peinte par Domenico di Michelino.
La difficulté était énorme : comment bâtir un dôme de 42 mètres de diamètre à plus de 50 mètres du sol sans aucun échafaudage en bois ? Filippo Brunelleschi proposa d'élever une double coque et de construire la coupole "dans le vide". Le pari fut gagné, et l'œuvre achevée en 1436 !
L'intérieur de la coupole a été décoré à fresque par Vasari et Zuccari (Le Jugement Dernier achevé en 1579), que l'on peut admirer de tout près lors de l'ascension.
Ultime récompense au terme de plus de 460 marches d'efforts : la vue plongeante sur Florence, ses toits en terre cuite, ses campaniles et ses collines baignées par la lumière toscane.
"Mon beau Saint-Jean", c'est ainsi que Dante évoquait le baptistère dédié à saint Jean-Baptiste, patron de la ville. De cet élégant édifice octogonal revêtu de marbre blanc et vert, se dégage une rare impression de rigueur et de pureté, avec sa géométrie parfaite de style roman toscan.
A l'intérieur, c'est un éblouissement. Avec ses 25 m de diamètre, ses murs revêtus de marbres, le baptistère produit une extraordinaire impression de majesté. Mais ce qui saisit le plus, c'est la coupole tapissée de mosaïques byzantines resplendissantes sur fond d'or représentant le Jugement Dernier.
Le Ponte Vecchio (le pont vieux) est le pont le plus célèbre de la ville sur le fleuve Arno. Il est resté tel qu'il était en 1345, avec ses maisons et ses minuscules boutiques suspendues (les "sporti") qui lui donnent un caractère si particulier.
De l'esplanade qui s'ouvre au milieu du pont, on découvre une belle vue sur les rives de l'Arno. C'est ici qu'a été placé au XIXe siècle le buste en bronze d'un orfèvre entre tous : Benvenuto Cellini.
Le pont est surmonté par le célèbre "Corridor de Vasari", un passage secret permettant aux Médicis de circuler sans escorte entre le Palazzo Vecchio, la Galerie des Offices et le Palais Pitti.
Fin de journée : On reprend l’autocar... Puis direction Montecatini Terme avec installation et dîner à l’hôtel.